Filmographie

Jean Richard a tourné plus de quatre-vingts films, dont tous ne sont pas des chefs-d'oeuvre impérissables. Néanmoins, il a prouvé des talents d'acteur indéniables dans plusieurs très bons films. Nous nous contenterons d'évoquer ici un parcours, en mentionnant les films les plus importants ( le choix nous est personnel et subjectif...) de sa carrière cinématographique, qui commence en 1946, lorsqu'il décroche un petit rôle (celui d'un sergent de ville...) dans le film d' Alex Joffé, Six heures à perdre. Un autre débutant y jouait le rôle d'un chauffeur, Louis de Funès...
Jean Richard décroche ensuite quelques seconds rôles (Le roi Pandore (1949) d'André Berthomieu; Mission à Tanger (1949) d'André Hunebelle; Le roi du bla bla (1951) de Maurice Labro; Bertrand coeur de lion (1951) de Robert Dhéry; Drôle de noce (1952) de Léo Joannon), avant d'obtenir le premier rôle dans Deux de l'escadrille (1952) de Maurice Labro. En 1953, il tient encore la vedette dans Belle mentalité, d'André Berthomieu, qu'il retrouve la même année pour Le portrait de son père, où il a pour partenaire, dans le rôle de sa demi-soeur, une jeune débutante, Brigitte Bardot...
Il va ensuite participer au tournage du film de Sacha Guitry, Si Versailles m'était conté (1954), où il joue le personnage de Tartuffe. Puis il retrouve André Berthomieu pour Les deux font la paire (1955). En 1956, il tourne Courte tête, de Norbert Carbonneaux, et Elena et les hommes, de Jean Renoir. L'année suivante, c'est Nous autres à Champignol, de Jean Bastia, où il interprète le rôle de Claudius Binoche, dont le personnage va lui coller longtemps à la peau, et dont seul Maigret parviendra à le délivrer...
Il retrouve Binoche en 1959, dans Le gendarme de Champignol. La même année, il tourne Arrêtez le massacre, de André Hunebelle. En 1960, c'est La famille Fenouillard, d'Yves Robert, et Certains l'aiment...froide, de Jean Bastia. En 1961, il tourne Ma femme est une panthère, de Raymond Bailly, et La belle Américaine, de Robert Dhéry. En 1962, il joue dans La guerre des boutons, d'Yves Robert, et on peut le voir dans la première version télévisée de la pièce Noix de Coco. En 1963, il est à l'affiche de Bébert et l'omnibus, d'Yves Robert, et en 1965, il joue dans La bonne occase, de Michel Drach, et dans La tête du client, de Jacques Poitrenaud.
En 1966, il se glisse dans la peau de l'inspecteur Bérurier pour Sale temps pour les mouches, de Guy Lefranc, avant de retrouver, une fois de plus, Claudius Binoche dans Le caïd de Champignol, de Jean Bastia. Il retrouvera aussi Bérurier en 1968 pour Béru et ces dames, de Guy Lefranc. En 1969, il tourne dans La maison de campagne, de Jean Girault, et dans L'Auvergnat et l'autobus, de Guy Lefranc.
En 1972, il tient un rôle de gangster, savoureux d'autodérision, dans Le Viager, de Pierre Tchernia. La même année, on le voit, aux côtés de Madeleine Robinson, dans la deuxième version filmée de la pièce Noix de Coco, tournée dans le cadre de l'émission Au Théâtre ce soir, dans laquelle on le retrouvera en 1973 dans Lidoire, Les Boulingrin et Le médecin malgré lui. Sa dernière apparition au cinéma date de 1981, dans Signé Furax, de Marc Simenon, où il joue le rôle... du commissaire Maigret.

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